15.11.2008
Impuissante complicité
C’est en ces 2 mots que se résume le statut de l’interne en Algérie

L’internat étant la dernière année de stage des études médicaleS, l'interne devrait être encadré en permanence par un médecin, or son rôle bien qu'étant définit n'est que rarement respecté, et pour cause, celui ci se retrouve souvent dans des situations en dehors de ses compétences, et surtout en dehors de sa responsabilité, assistant impuissant à des scènes sans réel lien avec la médecine et aux quels on ne le prépare pas pendant la théorie.
Il existe certes des situations d’urgence pour les quels la médecine ne peut rien faire, que ce soit avec ou sans moyens, que ce soit parfois la faute à personne mais souvent celle de tout le monde, on entend alors le cultisme plus traditionnel que religieux « Allah Ghaleb » témoignant soit disant de l’incapacité humaine et de la volonté divine.
Cependant ce qui pousse à la révolte c’est d’être face à une souffrance réelle dont on connait la cause, de savoir ce qui devrait être fait, de respecter les protocoles à suivre et de faire de son mieux pour que ceux ci aboutissent, avant d’être ralenti voir bloqué par l’inconscience humaine, humaine ? Loin de là hélas, restons en à l’inconscience professionnelle : Un chirurgien de garde qui dors chez lui et qui répond pas au téléphone, un infirmier qui refuse de piquer un bébé, un agent qui ne veut pas fournir de couveuse, un administratif qui ne veut pas de trapper l’admission, et toi minable petit interne, tu restes planté là avec un nouveau né évacué théoriquement en urgence et qui cyanose de froid dans tes bras et on te dit ne pas devoir t’impliquer émotionnellement ?
Et si c’était votre fils ?
Photo par Eddie Adams: Mother Teresa cradling an armless baby orphan at her order's orphanage in Calcutta, India
03:03 Publié dans Vie d'interne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interne, médecine, consicience, professionnelle














