09.10.2007
Je viens de piquer ma 1ere veine
Non, non ceci n'est pas une métaphore... et il est bien 2h 30 et je viens de piquer ma première veine.
C’était dans la chambre de mon frangin, y’a quelques minutes à peine, entre deux partis de PES, soyez rassuré il vient de terminer sa médecine, ainsi que mon cobaye que je remercie d'en avoir eu l'idée et d'avoir relevé le défit... enfin je veux dire pris le risque : P
La 1ere tentative était un peu raté, car j'avais un peu paniqué mais la 2eme fut un sucée 8)
Voila je voulais partager mon petit exploit d'externe qui n'a pas voulu s'exercer sur des malades mais plutôt sur des potes sains.... alors des volontaires?
02:30 Publié dans Passions impatientes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : injection, veine, externe, medecine, étudiant, piqure, cobaye
07.06.2007
Ma Première Garde
Garde du 22 mai 2007 au service de gynécologie.
« Il est 19h, nous sommes au parking de la maternité, déjà en tenu, nos blouses dans des sacs en plastiques, c’est parti pour nos premières 12h de garde, une garde de nuit, partagés entre ambition, curiosité et inquiétude.
Apres avoir déposés nos affaires dans la chambre d’interne (car il n’existe pas de chambre d’externe) nous montons au 2eme étage, c’est la que se trouve la salle d’accouchement, ainsi que le bloc opératoire.Nous entrons dans le hall, les mures sont d’un rose pale, des plantes en plastique embellissent quelques coins, tout parait plus ou moins paisible jusque là, nous arrivons devant une porte surmontée d’une plaque ou est marqué « salle d’accouchement », nous marchons à pas hésitants dans le couloire, au fur a mesure que nous nous avançons nous entendons plus nettement les hurlements des femmes endolories de contractions qui audiblement se font plus intenses, plus fréquentes…
Dés l’entrée dans la salle mes camarades font marche arrière, j’avais déjà assisté a un accouchement contrairement a eux, mais j’avoues que la scène ne laissait pas indifférent, encore mois les plus sensibles : Face a nous 4 femmes en plein « travail » sur des tables d’accouchement et donc en position gynécologiques, l’une criait, l’autre gémissait, les autres étaient plus silencieuses…mais une chose est sure, toutes soufraient, certainement a des degrés différents, vu que la sensibilité a la douleur varie d’une personne à l’autre mais les primipares (celle qui accouchait pour la première fois) étaient plus tendues, plus agitées, sans doute effrayées par ce qu’elles subissaient, implorants la sage-femme d’en finir –mais par quel moyen ??- « sortez-le » ou même demandant la solution qui partait dans cette situation celle de la facilitée « faites moi une césarienne »…
Je m’avance vers une primipare justement qui s’agrippe instantanément a mon bras, la sage femme lui hurle de pousser, qu’elle pousse mal, ou pas assez, la jeune femme (qui doit me dépasser au plus d'un an) pousse, encore et encore pendant la contraction, puis s’arrête, c’est la que la sage-femme pratique son épisiotomie juste avant que la tête du bébé sorte, ce qui me laisse sans voix et au contraire provoque le plus aigue des cris chez la jeune femme…
-A cet instant je suis radicalement et définitivement contre le fait d’enfanter un jour-
Le bébé vient enfin au monde, et la comme par magie, se dessine sur le visage de la jeune femme qui vient de souffrir le martyr le plus beau de sourire, témoignant sans doute de sa satisfaction, de sa joie, mais surtout du fait qu’elle vient de donner la vie. –ce qui ne fait pas pour autant changer mon avis-
Ainsi se suivent et se ressemblent plusieurs accouchements, ou nous essayons d’aider, mes camarades et moi, symboliquement, observant et retenant le maximum de gestes, posant des questions ici et la, jusqu'à ce qu’une sage-femme me demande de faire un touché vaginal, j’enfile aussi tôt un gant, et me positionne devant elle, elle me montre comment m’y prendre, je m’exécute, la femme ne va plus tarder à accoucher, j’enlève le gant et me retourne pour rester a coté d’une autre femme que j’ai pris en sympathie, aussi tôt la sage-femme me rappelle « réenfile une paire de gants et reviens » je le fait, elle me montre quelques gestes, et la je sens devant mes doigts que la tête du bébé commence a s’avancer, mes yeux grands ouverts je continue a suivre les instructions de la sage-femme tout en motivant la femme a pousser « dezzi ya madame dezzi », la tête est dehors et mon rythme cardiaque s’accélère, dirigée par mon initiatrice je la fais tourner a gauche, tout s’enchaîne et voila que le bébé naît!!!, mon sourire est aux oreilles : D, ça doit être l’effet de l’adrénaline, je suis aux anges, le petit bout de chou pousse des petits cri, je suis trop émue pour continuer, la sage-femme coupe le cordon et amène le bébé a la pièce a coté pour vérifier que tout va bien, et Hamdoullah c’est le cas, je le suis (c’est un petit bonhomme ^^) et aide la sage-femme a l’habiller, je retourne voire l’heureuse maman qui est ravie, et moi autant : D, voila c’était le 1er accouchement que j’assiste on va dire…
Nous continuons notre nuit ainsi, entre accouchements et discussions, nous assisteront a une césarienne, et un accouchement présentation du siège qui était fort impressionnant, sans fermer l’œil jusqu'à 7h du mat, heure a la quelle je rentre chez moi, fatiguée certes mais avec un sentiment de passion, d’une parce que notre garde s’était bien passée sans aucun décès, chose que je redoutais le plus, mais aussi car ce que j’ai appris pour le moment en gynécologie m’avait plu contrairement aux idées que je me suis faites avant. »

Photos de Jan Saudek, merci a Trom de m’avoir fait découvrir
01:15 Publié dans Passions impatientes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : garde, gynécologie, externe
02.12.2006
La Chirurgie

Voila 5 ans que je me suis embarquée à bord du navire de la faculté de médecine traçant l’océan infini des études médicales…
En faite j’ai toujours été manuelle, plus jeune j’étais douée pour le dessin, j’ai toujours aimé tout ce qui est travaux pratiques, le bricolage, la déco…
Fallait entrer au bloc opératoire d’orthopédie pour me trouver une nouvelle passion : LA CHIRURGIE
Non je n’ai rien d’une sanguinaire… quoi que mon grand père – allah yerhmou - était boucher…
Plus sérieusement, l’ambiance au bloc est exceptionnelle, c’est avant tout un travail d’équipe ou l’opérateur (le chirurgien) est le chef, assisté par un résident, et aidé par un interne, l’anesthésiste veille a ce que le malade reste sagement endormi durant l’opération, et les techniciens ou aides-soignants doivent assurer la stérilisation du matériel et sa disponibilité sur la table : scalpel, porte-lame, ciseaux, pince…. Et une chignole Black&Decker, Non que cela ne vous choque pas !!! ça fonctionne a peut près pareil qu’une chignole chirurgicale… on est en Algérie, pays EN voie de développement, on fait avec les moyens du bords… et chacun fera de son mieux pour mener cette mission à bon terme.
On prépare les champs (draps stériles couvrants entièrement le malade ne délimitant la zone à opérer) puis tout ces gens commencent à tripoter « méticuleusement » ce pauvre malade...
Vous me direz mais qu’elle est la fonction de l’externe dans tout ce beau monde ?
Et ben l’externe guète l’absence de l’interne pour se prendre sa place : lever un bras pendant qu’on le badigeonne d’alcool, maintenir une jambe pendant qu’on enfonce à coup de marteau un clou dedans, et parfois un peu plus stressante: écarter un nerf, le radial par exemple (au risque de causer une paralysie de la main) alors que l’opérateur fait des troues avec la chignole Black&Decker dans un humérus (os de l’avant bras) pour y visser une plaque !
Ah qu’es que c’est excitant cette chirurgie !!
Et pour finir l’externe aura peut être la chance de suturer la peau par de jolis surjets qu’il s’appliquera à réaliser avec soin et finesse…
Je me verrais bien en chirurgie infantile (Nooooooon je ne suis pas une sadique)
PS : Dessin de Trevor Brown, merci à Ben de m’avoir fait découvrir
21:40 Publié dans Passions impatientes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Chirurgie Orthopédie















